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Le nouveau devoir de diligence : Développer les capacités des collaborateurs à l’ère des bouleversements constants

Écoutez Lynn Coutts, Directrice générale pour le Moyen-Orient, expliquer pourquoi le devoir de diligence a évolué au-delà du simple suivi des voyageurs pour devenir une capacité commerciale stratégique qui renforce la confiance des collaborateurs, la résilience opérationnelle et la performance commerciale à long terme.

Dans un monde de plus en plus imprévisible, le devoir de diligence évolue d’une fonction de gestion des risques liés aux voyages vers une capacité commerciale stratégique. Les organisations capables d’anticiper les perturbations, de maintenir la confiance de leurs collaborateurs et de soutenir leur bien-être sont mieux positionnées pour maintenir leurs opérations, retenir les talents et assurer la performance lorsque les conditions deviennent difficiles. De plus en plus, cela devient également une source d’avantage concurrentiel.

Les événements récents au Moyen-Orient ont une fois de plus mis en évidence la rapidité avec laquelle les conditions d’exploitation peuvent changer. L’escalade des tensions géopolitiques, les restrictions de l’espace aérien et l’évolution rapide des situations sécuritaires ont contraint les organisations à prendre des décisions critiques rapidement tout en gérant les déplacements et le bien-être des collaborateurs sur plusieurs sites.

Pourtant, de nombreuses organisations considèrent encore le devoir de diligence principalement sous l’angle du suivi des voyageurs et de la réponse aux urgences. Bien que ces capacités restent essentielles, elles ne représentent qu’un aspect d’une responsabilité beaucoup plus large.

Les organisations qui gèrent le plus efficacement les perturbations sont rarement celles qui disposent uniquement des outils de suivi les plus sophistiqués. Ce sont celles qui ont intégré le devoir de diligence dans la prise de décision des dirigeants, la planification des effectifs et la stratégie opérationnelle. Dans l’environnement actuel, le devoir de diligence n’est plus simplement une capacité de réponse. C’est une mesure de la résilience organisationnelle.

Passer de la réaction à l’anticipation

L’une des plus grandes idées fausses concernant le devoir de diligence est qu’il commence lorsque quelque chose tourne mal. En réalité, la qualité de la réponse d’une organisation est largement déterminée bien avant qu’un incident ne se produise. La différence entre perturbation et résilience ne se mesure souvent pas à la rapidité avec laquelle une organisation réagit, mais à l’efficacité avec laquelle elle anticipe.

Les entreprises sont aujourd’hui confrontées à un large éventail de défis, allant de l’instabilité géopolitique et des événements météorologiques extrêmes aux problèmes de santé, aux cybermenaces et aux perturbations opérationnelles. En conséquence, le devoir de diligence a évolué d’une fonction réactive de gestion des risques vers un catalyseur stratégique de la force et de la performance organisationnelles.

Une étude mondiale récente a révélé que 53 % des voyageurs d’affaires ont subi des perturbations de voyage en 2025, soulignant à quel point l’incertitude est devenue une caractéristique routinière des voyages internationaux plutôt qu’une exception occasionnelle.

La prochaine génération du devoir de diligence ne sera pas mesurée par les temps de réponse aux incidents, mais par la capacité d’une organisation à maintenir la mobilité de ses collaborateurs pendant les perturbations. La visibilité reste importante, mais l’avantage concurrentiel provient de plus en plus de la prévoyance : comprendre où les perturbations peuvent survenir, évaluer leur impact potentiel et prendre des décisions éclairées avant que les collaborateurs ne soient affectés.

Dans les secteurs dépendants de talents spécialisés et d’opérations mondiales, la capacité à maintenir les déplacements des personnes en toute sécurité et avec confiance pourrait devenir l’une des caractéristiques déterminantes de la capacité organisationnelle.

Le devoir de diligence est désormais un moteur de la confiance des collaborateurs

Les attentes des collaborateurs en déplacement ont considérablement changé au cours de la dernière décennie.

Historiquement, le devoir de diligence était principalement envisagé sous l’angle de la sûreté et de la sécurité. Aujourd’hui, les collaborateurs attendent des organisations qu’elles anticipent les risques, gèrent efficacement les perturbations et apportent un soutien en cas de besoin.

Une étude récente a révélé que 67 % des voyageurs d’affaires hésitent à voyager pour le travail cette année, citant des préoccupations de sécurité, des perturbations et une imprévisibilité croissante. À mesure que le risque devient une partie plus visible de l’expérience de voyage, les collaborateurs attendent de plus en plus des organisations qu’elles offrent un soutien, une communication et une réassurance accrus.

Cela reflète une évolution plus large de la relation entre employeurs et employés. Les gens veulent de plus en plus travailler pour des organisations qui démontrent un engagement sincère envers leur bien-être, et pas seulement leur productivité.

Les implications vont au-delà de la sécurité des collaborateurs. La confiance des collaborateurs est devenue un atout commercial. Les collaborateurs qui font confiance à leur organisation pour les soutenir dans des environnements incertains sont plus disposés à voyager, à accepter des missions difficiles et à contribuer là où l’entreprise en a le plus besoin.

Une étude récente a révélé que 60 % des voyageurs d’affaires envisageraient de quitter leur employeur s’ils estimaient que leur sécurité en voyage n’était pas une priorité. Le devoir de diligence a donc une influence directe sur l’engagement des collaborateurs, la rétention et l’agilité organisationnelle.

À mesure que les organisations s’adaptent à un environnement opérationnel plus volatile, la confiance des collaborateurs apparaît comme un indicateur essentiel de la résilience organisationnelle. Les organisations capables de maintenir la confiance de leurs collaborateurs pendant les périodes de perturbation seront mieux positionnées pour maintenir leur performance lorsque les conditions deviendront difficiles.

Le défi stratégique auquel est confronté le secteur de l’énergie

Le secteur de l’énergie présente un défi unique, car nos collaborateurs se rendent souvent là où se trouve le risque.

Qu’il s’agisse de soutenir des installations offshore, des sites de projets éloignés, des développements de capitaux majeurs ou des opérations sur les marchés émergents, le voyage est souvent indissociable de la réalisation même des activités.

Les collaborateurs peuvent opérer dans des lieux où les infrastructures sont limitées, la logistique difficile, les conditions météorologiques extrêmes ou les préoccupations géopolitiques accrues. En même temps, ils travaillent souvent sous une pression opérationnelle importante, où la fatigue, le bien-être et la conscience situationnelle peuvent avoir un impact direct sur la sécurité et la performance.

À mesure que les projets énergétiques mondiaux dépendent de plus en plus de talents spécialisés mobiles, la mobilité des collaborateurs elle-même devient un atout stratégique. Les organisations capables de déployer et de soutenir leurs équipes en toute confiance dans des environnements complexes obtiennent un avantage mesurable en matière de réalisation de projets, de continuité opérationnelle et de croissance.

La préparation devient donc tout aussi importante que la réponse. Les organisations ont besoin d’un accès à des renseignements en temps réel, d’une planification d’urgence solide et de la capacité de communiquer avec leurs équipes et de les soutenir partout dans le monde.

Les organisations leaders reconnaissent de plus en plus que le bien-être, la gestion de la fatigue et l’efficacité des collaborateurs ne sont pas distincts de la sécurité ; ils en sont les fondements.

Dans le secteur de l’énergie, le devoir de diligence n’est plus simplement une question de protection des collaborateurs. La capacité à mobiliser, soutenir et protéger une main-d’œuvre mondiale a un impact direct sur l’exécution des projets, la productivité, la réputation et la croissance à long terme.

La technologie permet la capacité, les personnes assurent la diligence

La technologie a transformé le devoir de diligence. La visibilité en temps réel, les renseignements sur les risques et les outils de communication ont considérablement amélioré la capacité des organisations à comprendre ce qui se passe et à réagir lorsque les situations changent.

Cependant, la technologie seule ne suffit pas.

La technologie peut offrir de la visibilité, mais elle ne peut pas entièrement tenir compte des circonstances individuelles, de l’ambiguïté ou de l’impact humain des décisions. Pendant les périodes d’incertitude, ce dont les collaborateurs ont souvent le plus besoin, c’est d’une orientation claire, d’empathie et d’une prise de décision éclairée.

L’avenir du devoir de diligence réside dans la combinaison de la technologie, des renseignements et de l’expertise humaine. La technologie étend la sensibilisation et soutient la prise de décision, mais les personnes restent essentielles pour établir la confiance et apporter un soutien significatif lorsque cela compte le plus.

Une responsabilité de leadership

De nombreuses organisations considèrent encore le devoir de diligence comme une obligation de conformité ou une fonction de soutien activée lors d’un incident. Cette mentalité appartient de plus en plus à une ère plus prévisible.

Aujourd’hui, la mobilité des collaborateurs, la confiance des employés et la capacité opérationnelle sont étroitement liées. Les organisations qui continuent de traiter le devoir de diligence comme un centre de coûts risquent de négliger son rôle croissant en tant que catalyseur stratégique de la performance.

Pendant des années, les organisations ont mesuré le devoir de diligence par leur capacité à répondre à une crise. De plus en plus, elles seront jugées par leur capacité à maintenir la mobilité des collaborateurs, la confiance des employés et la performance opérationnelle malgré des perturbations continues.

Le succès n’appartiendra pas uniquement aux organisations dotées de la technologie de suivi la plus sophistiquée. Il appartiendra à celles qui bâtissent la confiance, anticipent les risques et intègrent la capacité à gérer les perturbations dans leur manière de diriger et d’opérer. Alors que la confiance des collaborateurs devient une mesure de plus en plus importante de la résilience organisationnelle, les dirigeants devront considérer le devoir de diligence non pas comme une fonction de soutien, mais comme une capacité stratégique.

Dans cet environnement, le devoir de diligence ne consiste plus simplement à protéger les personnes. Il devient une source d’avantage concurrentiel, permettant aux organisations d’attirer les talents, de maintenir la performance et d’assurer la croissance dans un monde de plus en plus incertain. En fin de compte, il permet aux organisations de surperformer malgré les perturbations plutôt que de simplement les supporter.

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